Le bonheur est parfois une bénédiction - mais, le plus souvent, c'est une conquête.
Paulo Coelho (in Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré)

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samedi 21 décembre 2013

"Un regard qui se pose"







"Un regard qui se pose" : c'est le thème proposé par  Passion
qui a eu la très belle idée de nous inviter à offrir des mots en cadeau de Noël à ceux qui passeront par nos blogs ...

En suivant le lien sur son nom, vous découvrirez tous les liens vers les superbes textes de celles et ceux qui ont déjà offert leurs mots.

Et c'est avec un immense plaisir que je réponds à son appel en vous offrant ce petit conte, saupoudré d'émotion ...


 *   *   *

Un regard qui se pose ...



Des années durant, elle avait retardé le moment, prétextant un tas de "pas encore" et de "un peu plus tard", tous inspirés par des raisons qui n'en étaient pas ...
Puis vint le jour où l'idée, si longuement murie, se mua en timide désir.

Des mois durant, sans résultat, elle expérimenta toutes les potions, formules magiques, rituels et breuvages et consulta pour leur conseil toutes sortes de sorcières, magiciens, fées, sages ou chamans ...
Puis vint le jour où l'un d'eux sut enfin trouver une issue.

Des semaines durant, elle dût suivre à la lettre toutes ses recommandations, assidument, patiemment, aveuglément, avec de grands moments de foi, de durs moments de doute ...
Et vint le jour enfin où son désir se mua en projet.


Des jours durant, elle imagina, composa, élabora quantité de scenarii, tissant les mots en dialogues, les brodant d'émotions, inventant formes et couleurs pour de fabuleux décors, plaçant ici et là les accessoires, listant les indispensables ...
Et vint enfin le jour où son œuvre fut prête.

Des heures durant, à bout de souffle, elle prépara l'instant du lever de rideau, de la révélation, le cœur battant toutes les chamades, l'esprit saisi d'un indicible mélange de jouissance et de trac ...
Et vint alors enfin, dans un cri de victoire ... l'éblouissement de Son premier regard !
Intense, profond, brûlant ...
Inoubliable.






A ma fille "L"
- et à son Papa -
... avec toute ma tendresse ...







mercredi 12 décembre 2012

12 ... 12 ... 12



  
Cela ne vous aura pas échappé : aujourd'hui est une journée un peu particulière...

Un anniversaire, qu'il convient de fêter avec toute la spontanéité d'un cœur d'enfant...
Car nous sommes nombreux(ses) à avoir, chaque soir de notre âge le plus tendre, attendu leur apparition sur un écran qui n'était pas encore paré de couleurs ...



Aujourd'hui, 12/12/12,
Nounours
et ses amis Pimprenelle, Nicolas, et le Marchand de Sable
fêtent les 50 ans de Bonne Nuit Les Petits !


Image d' ICI
 
Des souvenirs tellement plus joyeux, tendres et apaisants que tous ces délires autour d'un "triple-douze" affublé de symboles numéro-astrologico-cartomancico-catastrophistes et de toutes ces superstitions non moins douteuses... Et oublieuses du fait que, dans d'autres calendriers, ce jour porte une autre "identité" numérique et qu'il est un jour comme tous les autres !

Le 12 est un beau nombre, présent partout dans notre civilisation : les 12 travaux d'Hercule... les 12 dieux de l'Olympe... les 12 apôtres... les 12 signes du Zodiaque… les 12 heures du cadran des horloges...

Si cette date doit marquer la fin d'un cycle, espérons - il n'est pas interdit de rêver !... - que le prochain sera celui du retour de la sagesse, du respect universel, de l'amour, de la paix, et de l'harmonie entre l'humain et sa planète...



Belle fin de semaine à vous ...



dimanche 5 février 2012

pointillés ...



Seconde après seconde, goutte après goutte, grain de sable après grain de sable ... s'écoule le peu de temps qu'il me reste à passer entre les murs de ma maison, entre les feuillages et recoins verts de mon jardin, dont je vais devoir abandonner le soin à d'autres mains, aux desseins inconnus ... 




Les journées sont comptées. Une quinzaine, à peine ... 





Le "grand dérangement" a déjà commencé. 
Les étagères, peu à peu dépouillées de leurs hôtes, livrent leur squelette au plumeau et au tournevis ... 
Bribes d'existence, photos ou objets, souvenirs intacts, ou flétris, fanés, parfois déchirés, ressortent de tiroirs, de boîtes ou de placards, du fin fond d'on se sait où ... et ravivent soudain des émotions passées, presque oubliées ...




Un chapitre de sept années, durant lesquelles ces murs ont résonné tour à tour de nos espoirs fous, de nos revers de fortune, de nos périodes obscures de doute et de soucis, de nos explosions d'allégresse... Ont abrité nos soirées de fêtes, nos jeux, nos parties de fous-rires, nos après-midi de farniente à l'ombre du grand parasol ... Ces murs qui ont surtout formé l'écrin joyeux dans lequel a grandi notre merveilleuse fille ... Ces murs ... témoins de tant de souvenirs !...




Ainsi va la vie ...
La prendre telle qu'elle vient ... Tourner la page sans regarder en arrière, et n'envisager que le meilleur pour après ...




Trier, empaqueter, jeter, emballer, faire place nette ... Les cartons s'empilent un peu partout, envahissent pièces et couloirs, alignés au garde-à-vous, prêts pour le grand jour ...

Vous l'aurez bien compris : nous changeons de nid.
Je risque donc d'être très "silencieuse" durant les prochaines semaines ... que ce soit ici ou dans vos blogs, mais vous savez que vous serez dans mes pensées, jusqu'à mon retour !...

Dans l'intervalle, je vous ai programmé deux ou trois petits billets qui viendront en "pointillés" animer ma buLLe, le temps que mon bureau et mon espace de travail soient à nouveau opérationnels ...




Alors, à très bientôt ! ...
NiNa-Lou


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jeudi 11 novembre 2010

le jeu des 15 auteurs ...

 

Un grand merci à Norma C. qui m'invite à participer au "jeu des 15 auteurs" !...

Règle du jeu : " Citez quinze auteurs, incluant les poètes, qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre cœur. Listez, en moins de 15 minutes, les 15 premiers qui vous viennent en mémoire."

Voici donc, dans leur ordre d'apparition, ceux qui sont ressortis de "sous mon chapeau" ce matin ...

Voltaire ...
Charles Baudelaire ...
Émile Zola ...
Maurice Druon ...
Jean Giono ...
Jean Markale ...
Jeanne Bourin ...
J.R.R. Tolkien ...
J.K. Rowling ...
José García Márquez ...
Paolo Coelho ...
Franck Herbert ...
Jacques Salomé ...
La Comtesse de Ségur ...
Marion Zimmer Bradley ...

Maurice Genevoix ... Ah! Mince, ça fait 16 !...

Les 15 minutes ne sont pas écoulées, mais j'ai dépassé le nombre demandé...
Je m'arrête donc là, en ayant forcément oublié un tas d'autres noms, qui ont jalonné plus de 40 années de lectures plus ou moins assidues, mais toujours passionnées ...

Il me reste à inviter cinq d'entre vous à prendre le relais ...
Peut-être ...

Claire, auteur de "Au fil de la vie ... ce jour"
Françoise, auteur de "Autour du Puits"
La Licorne, auteur de "Fabulo"
Mathilde, auteur de "Les carnets de Mathilde"
Mouchette, auteur de "Perle de Lune"

... cela vous amusera-t-il de participer ...?

A bientôt ...


P.S. daté du 13 nov. 2010 :
Juste un clic
pour en savoir plus à propos de
 Jeanne Bourin :    ici   ...ou...   là
Marion Zimmer Bradley :   ici



jeudi 29 avril 2010

sorti de l'ombre ...

29 avril 2010. Le soleil nous gratifie de quelques rayons et de sa douce chaleur, avec ce petit vent du sud qui promet l'orage ... 
Le jardin bourdonne d'abeilles et d'insectes ... 
La vie est douce ...

29 avril 1916. Tu viens d'avoir 35 ans. Là-bas, loin de chez toi, de Louise ton épouse, de Maurice et Marcel, tes fils si jeunes encore, tu parcours à pieds les pauvres campagnes de la Meuse...

Descendant d'une longue lignée de laboureurs, à bras ou à bœufs, tu es né à Bouguenais, en "Loire Inférieure", dans une famille de métayers. Tout jeune adolescent tu es parti pensionnaire,  puis étudiant, pour devenir enfin instituteur. Tu as épousé Louise, institutrice, et vous avez eu les garçons...
Puis...

Ce 29 avril là... 
 (photo empruntée à internet)

Faisait-il beau comme aujourd'hui, dans les tranchées de la Meuse ?... Restait-il quelques fleurs dans les champs dévastés ?... Quels oiseaux accompagnaient encore vos chants pour vous donner le courage d'avancer ?... 
As-tu seulement eu le temps d'avoir une pensée pour ceux que tu aimais ?... Ce jour là, brave sergent, en défendant ta patrie, tu es parti... 
Dans un chaos de fureur et de bruit, un éclat de lumière... 
Et, parmi tes semblables, nul jamais n'a su te reconnaître...

Lorsque, enfant, je découvris ton visage au regard doux et inquiet, au mur du bureau de mon grand-père, on me parla si peu, mais vraiment si peu de toi... "Le père de Papy". "Mort à la guerre". Et rien de plus...

Les années ont passé, et puis un jour cette photographie est réapparue, par un chemin que nul n'aurait imaginé... Grâce à une cousine de ta femme Louise... 
Comme un signe...
Plantant mon regard dans le tien, je me promis de recomposer ta famille, tes racines, ces parents, ces frères ou ces sœurs, ces neveux peut-être, et aussi ces grands-parents, et tous ces gens avant eux, dont personne, jamais, n'avait su me parler.
Depuis quelques mois, c'est chose faite. Ta grande et nombreuse famille est là, retrouvée.
Sept générations avant la tienne ! Avec le regret de n'avoir pu disposer d'archives que jusqu'en 1673...
Faire la "connaissance" de tes parents, de ta sœur Marie, de ton petit frère Louis, de tes grands-parents, et leurs parents et grands-parents et toute cette lignée... Ce fut pour moi une émotion indescriptible. Une joie intense, pleine, profonde.
Comme si, ce faisant, je t'avais rendu plus "vivant", que j'avais prouvé ta "réalité généalogique".
Comme si je t'avais restitué un peu de cette existence que la guerre t'avait volée, engloutie dans la boue des tranchées du Mort-Homme, dans la Meuse, le 29 avril 1916.
Parce qu'un être ne meurt vraiment que lorsqu'il n'y a plus personne pour se souvenir de lui...
Au-delà de l'absence, du silence dans lequel ta famille endeuillée t'avait plongé, n'ayant d'autre sépulture où se recueillir que des champs meurtris jusqu'à l'horizon... 
Au delà de toute cette ombre, je te rends à la lumière, toi, François Constant Marie D.
Et je suis fière que tu sois mon arrière-grand-père.
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